Feu de forêt : vers un plan de protection

Feu de forêt : vers un plan de protection

26 October 2006

published by http://www.som-millau.com


Mardi à la CCI. L’Etat, la Direction départementale de l’agriculture et l’ONF animent
des réunions d’information à l’intention des élus. Entre 1992 et 2003, 846 feux ont été recensés, dont 12% sur plus de 10 hectares. Plus de 2700 ha de landes et de forêts ont brûlé durant cette période.

Une quarantaine de maires du territoire des Grands Causses étaient invités, mar-di à la CCI, à une réunion d’information concernant le plan départemental de protection des forêts contre l’incendie (PDPFCI). Ce plan a été élaboré par le service forestier de l’Etat (DDAF), en collaboration avec l’ONF et en concertation avec les divers autres acteurs de la forêt : Direction de l’environnement, service départemen- tal d’incendie et de secours, Parc naturel régional, associations de propriétaires…
Avant de faire l’objet de l’arrêté préfectoral qui le rendra applicable – selon toute vraisemblance début 2007 –, le PDPFCI doit encore recueillir l’avis des communes con- cernées. Celles-ci auront environ deux mois pour se prononcer par délibération des conseils municipaux à l’issue de la dernière réunion d’information des élus, prévue le 7 novembre. La commission départementale de sécu- rité et d’accessibilité a don-né un avis favorable il y a dé- jà un an, tout comme la commission régionale de la forêt et des produits forestiers qui s’est prononcée en mai dernier.

Vide juridique bientôt rempli. «Ce plan de protection est la conséquence de l’extension de la loi d’orientation forestière de juillet 2001(1) aux régions Midi-Pyrénées, Aquitaine et Poitou-Charentes», explique le sous-préfet Henri Planes. «Il vise d’abord à réduire l’occurrence des feux de forêt, mais aussi, parce que le risque zéro n’existe pas, à prévenir leurs conséquences sur les personnes, les biens, les activités économiques et sociales et les milieux naturels», précise François Projetti, directeur départemental de l’agriculture et de la forêt.
Après avoir dressé un état des lieux et arrêté une zone d’étude de 226 communes, la DDAF et l’ONF ont défini un plan d’actions en fonction de plusieurs niveaux de risque. En Sud-Aveyron, les communes de Millau, de Nant et de Saint-Affrique sont considérées comme les plus exposées. Concrètement, les particuliers résidant à proximi-té des massifs forestiers seront tenus, dans le cadre du plan, de débroussailler dans un rayon de 50 mètres autour de leur maison et à une dizaine de mètres de part et d’autre des accès. Les collectivités devront pour leur part débroussailler sur une largeur de 20 mètres en bordure des routes publiques, tout comme Réseau ferré de France (RFF) et EDF en bordure des voies de chemin de fer et des lignes de transport d’électricité. «Jusqu’à présent, il y avait une sorte de vide juridique à ce niveau-là, reconnaît Jean-Louis Cros, le «monsieur bois» de la direction de l’agriculture aveyronnaise. Le plan va rendre ses mesures de protection véritablement obligatoires.» Du côté de l’Office national des forêts, gestionnaire des forêts domaniales et de certaines forêts communales, on précise qu’au-delà du caractère contraignant de certaines mesures, le PDPFCI fera aussi une large part aux actions de sensibilisation de la population, ainsi qu’à la réalisation d’une base de données des divers équipements de défense contre les incendies.


 

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